29 avril 2009
Le dernier catalogue de L. D.
du lin vert mousse,
du biais liberty,
2 perles rouge
à suivre chez le Loup
Et puis,
pour celles et ceux
qui ne sont pas entrés
dans un amphi de fac
depuis longtemps,
des mots,
des images,
belle nuit
18 avril 2008
Range-aiguilles
La solitude
le froid du printemps
rien d'autre
Uemura Sengyo
Un après-midi pluvieux
très pluvieux
Alors,on sort les machines à coudre
et les 2 filles d'Histoires de voir
choisissent galons, boutons, tissus
et se lancent dans une trousse
pour aiguilles à tricoter.
Pascaline, reconnais-tu
tes serviettes à monogramme ?
Toile à matelas,
toile de Jouy,
lin fané
aux fleurs peintes
On pique le ruban de lin
en laissant de petits passages
pour les aiguilles
Tout ça, c'est encore une histoire de loup (rayé) et de petite fille désobéissante. Une petite fille habillée de rouge et à qui le loup demande : "Quel chemin veux-tu prendre, celui des épingles ou des aiguilles ?" et l'enfant de répondre "j'aime mieux le chemin des épingles avec lesquelles on peut s'attifer que le chemin des aiguilles avec lesquelles il faut travailler." Dans d'autres régions, elle choisit l'autre voie, celle du "chemin des aiguilles pour raccommoder ma robe qui est trouée. Je vais en ramasser, de celles qui auront de gros trous, pour ma grand-mère qui n'y voit plus clair."
Epines, aiguilles,
petites pierres,
épingles, ronces ou roses
mais aussi, ramassage, raccommodage.
Les épingles attachent et nous attachent,
la couturière les fait ramasser
par ses petites apprenties "rougissantes".
Alors, comme dans le conte,
tout ça pique, griffe,
égratigne ou écorche.
Protéger les petites mains
des longues aiguilles,
replier le haut de la trousse
pour l'empêcher de se vider,
coudre des liens
et rouler l'ouvrage
comme les vieilles femmes
roulaient les pièces de chandails
dans des linges humides
avant de les monter
Dehors, il pleut toujours.
Boue de printemps - Shiraishi Tsukado Belle nuit.
"c'est le siècle des femmes"
à ce qu'ils racontent !
03 mars 2008
Histoires de voir
Le loup rayé ne bricole pas toujours tout seul.
Depuis longtemps,
la couture,
le cartonnage,
l'encadrement,
c'est l'histoire de deux filles
qui se motivent
comme ça
pour les grandes entreprises.
Elles ont un petit logo pour les expos :
Ces réalisations,
vous pourrez les retrouver dans la catégorie du même nom (Histoires de voir) et dans les albums photos.
Deux regards de filles sur des paysages d'enfance, sur des malles pleines d'étés qui s'ouvrent sur les flaques de lumière sur la terrasse, les traces de sel aux coins des lèvres, les ldeux regards de filles sur des paysages d'enfance, sur des malles pleines d'étés qui s'ouvrent sur les flaques de lumière sur la terrasse, les traces de sel aux coins des lèvres, les longues soirées à dénicher les lucioles, les progressions de fourmis sur l'appui de la fenêtre, les collections de coquillages sur le seuil de la maison, les cueillettes de lavande…
Et puis, les lumières tamisées derrière de pâles rideaux crochetés, les averses du soir qui nous font courir en remontant de la plage, les parties de jeux de société sous la lampe qui attire les moustiques…
Ces souvenirs de vacances ont déposé à notre insu, l'écume d'étés délicieux dans notre mémoire à l'image des albums photos jaunies que nous feuilletons en famille.
Alors, pour garder la trace de tout cela, il nous faut des tissus qui rêvent et se racontent, des étoffes voyageuses : lin, métis, coton, il nous faut des couleurs de sable, d'eau, de terre, de rocher…, un peu de bleu mais un peu seulement, nos ciels sont plus changeants et nuancés que les azuréens du sud.
Tous ces tissus se sont pliés aux caprices des couturières pour coudre, découdre, faufiler et repriser nos mémoires, nos lumières, nos images et nos mots.
Petit à petit, une collection est née : coussins de porte, sacs à main, cartables, linge de maison, albums photos, carnets de notes, liseuses, capes enveloppantes pour affronter le crachin ou s'enfoncer tard dans les nuits douces du mois d'août…
des sacs
beaucoup de sacs
et si on se faisait un sac ?
encore ?
un sac de rentrée
ou juste comme ça,
pour essayer un nouveau modèle
un sac pas trop gros
parce qu'on va encore trop le charger
et puis, avec nos chutes de tissus anciens
un sac qu'on pourrait broder
tu sais, à gros points...
bon d'accord :
pas mal ! mais derrière ?




































